Dans la sourate Yunus (10:5), le Coran déclare : « C'est Lui qui a fait du soleil une clarté (diya) et de la lune une lumière (nur), et qui en a déterminé les phases afin que vous sachiez le nombre des années et le calcul [du temps]. »
Le Coran utilise deux termes arabes distincts pour désigner la lumière du soleil et celle de la lune : diya (ضياء) pour le soleil et nur (نور) pour la lune. Cette distinction linguistique subtile est d'une précision scientifique remarquable.
Le contexte historique
Au VIIe siècle, la distinction entre la lumière émise par le soleil et celle réfléchie par la lune n'était pas connue. Les anciens Grecs, notamment Anaxagore (Ve siècle av. J.-C.), avaient bien émis l'hypothèse que la lune reflétait la lumière du soleil, mais cette idée fut largement rejetée et oubliée. Pendant des siècles, de nombreuses civilisations considéraient la lune comme une source de lumière propre.
La confirmation scientifique
La science moderne a confirmé que le soleil est une étoile qui produit sa propre lumière par fusion nucléaire, tandis que la lune est un corps sombre qui ne fait que réfléchir la lumière du soleil. La luminosité de la lune n'est que la lumière solaire réfléchie par sa surface.
Le terme arabe diya (ضياء) désigne une lumière intense et auto-générée, tandis que nur (نور) désigne une lumière réfléchie ou transmise. Le Coran utilise donc précisément le terme approprié pour chaque astre, une distinction que la science n'a établie qu'au XVIIe siècle avec les travaux de Galilée et de Kepler sur la nature des corps célestes.
Cette même distinction est reprise dans d'autres versets, notamment dans la sourate Al-Furqan (25:61) : « Béni soit Celui qui a placé au ciel des constellations et y a placé un flambeau (siraj) et une lune éclairante (munir). » Le terme siraj (flambeau) désigne une source de lumière intense, tandis que munir (éclairant) désigne un corps qui éclaire par réflexion.
La portée scientifique
La distinction coranique entre la lumière du soleil et celle de la lune est un exemple frappant de la précision scientifique du texte coranique. Un homme du VIIe siècle ne pouvait pas connaître la nature physique de la lumière solaire et lunaire, pourtant le Coran utilise des termes distincts qui correspondent exactement à la réalité physique découverte par la science moderne.