Dans la sourate Al-Fajr (89:6-8), le Coran évoque le peuple de Ad : « N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec les Ad, avec Iram, [la cité] à la colonne remarquable, dont jamais pareille ne fut créée dans les contrées ? »
« أَلَمْ تَرَ كَيْفَ فَعَلَ رَبُّكَ بِعَادٍ إِرَمَ ذَاتِ الْعِمَادِ الَّتِي لَمْ يُخْلَقْ مِثْلُهَا فِي الْبِلَادِ » — « N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec les Ad, avec Iram, [la cité] à la colonne remarquable, dont jamais pareille ne fut créée dans les contrées ? » (89:6-8)
Le peuple de Ad est mentionné dans le Coran comme une civilisation puissante et prospère qui fut détruite pour son arrogance et son refus des prophètes. Pendant des siècles, cette cité légendaire d'Iram, parfois appelée « Ubar » ou « l'Atlantide des sables », n'était connue que par les textes religieux et les légendes arabes.
En 1982, l'explorateur Nicholas Clapp, intrigué par les récits anciens, commença à chercher Ubar. Il utilisa des images satellites de la NASA et de la mission spatiale pour identifier d'anciennes routes caravanières convergeant vers un point précis dans le désert du Rub al-Khali en Oman.
En 1992, l'équipe de Clapp, accompagnée de l'archéologue Juris Zarins, découvrit sous les sables les ruines d'une forteresse octogonale datant d'environ 2000-3000 ans, avec des tours et des murs massifs. La cité s'était effondrée dans un gouffre karstique, ce qui correspond à la destruction décrite dans les textes.
Cette découverte, annoncée dans National Geographic en 1992, a été présentée comme la confirmation archéologique de la légendaire cité d'Ubar/Iram mentionnée dans le Coran. Des recherches ultérieures ont confirmé que la région était un centre important du commerce de l'encens dans l'Antiquité.
La découverte d'Ubar illustre comment la recherche archéologique moderne peut éclairer des récits historiques transmis par les textes religieux. Le Coran, révélé au 7e siècle, mentionnait une cité dont l'existence n'a été confirmée archéologiquement qu'à la fin du 20e siècle.