Dans la sourate Ar-Rahman (55:22), le Coran déclare : « De ces deux [mers] sortent la perle et le corail » (يَخْرُجُ مِنْهُمَا اللُّؤْلُؤُ وَالْمَرْجَانُ).
Ce verset mentionne deux trésors marins : la perle (اللُّؤْلُؤُ) et le corail (الْمَرْجَانُ). La science moderne a révélé la nature fascinante de ces deux productions marines.
La perle : une production biologique
La perle est produite par certains mollusques bivalves (huîtres perlières, notamment du genre Pinctada). Lorsqu'un corps étranger (grain de sable, parasite) pénètre dans la coquille, le mollusque sécrète des couches de nacre (carbonate de calcium sous forme d'aragonite et de conchyoline) autour de l'irritant. Après plusieurs années, une perle se forme.
Les perles naturelles sont rares : on estime qu'une seule huître sur environ 10 000 produit une perle de qualité gemme.
Le corail : un animal colonial
Le corail n'est pas une plante mais un animal colonial appartenant à l'embranchement des cnidaires (classe des anthozoaires). Chaque polpe de corail sécrète un squelette de carbonate de calcium (calcite ou aragonite). Les récifs coralliens sont parmi les écosystèmes les plus riches et diversifiés de la planète.
Le corail rouge (Corallium rubrum) de Méditerranée est particulièrement prisé en joaillerie depuis l'Antiquité.
Une connaissance remarquable
Le fait que le Coran mentionne ces deux productions marines comme sortant « des deux mers » (les eaux douces et salées mentionnées au verset précédent) est remarquable. En réalité, les perles et le corail se trouvent principalement dans les eaux salées. Certains commentateurs notent que le verset 35:12 mentionne également l'extraction d'ornements des deux mers.
La nature biologique des perles et du corail n'a été comprise qu'avec le développement de la biologie marine aux XIXe et XXe siècles.