Le verset 33 de la sourate Al-Anbiya (Les Prophètes) déclare : « Et c'est Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun voguant dans une orbite. » Le terme arabe utilisé est yasbahoun (يسبحون), qui signifie littéralement « ils nagent ».
Ce verbe évoque un mouvement continu et autonome, sans effort apparent, comparable à la nage d'un poisson dans l'eau. Cette description est remarquablement précise : les corps célestes se déplacent en effet dans l'espace selon des trajectoires déterminées par les lois de la gravitation.
Le contexte historique
Au VIIe siècle, la conception dominante du cosmos était géocentrique : la Terre était considérée comme immobile au centre de l'univers, et les astres comme fixés sur des sphères de cristal tournant autour d'elle. L'idée que le Soleil, la Lune et les planètes « nagent » dans des orbites propres était révolutionnaire et ne correspondait à aucune théorie scientifique de l'époque.
La confirmation scientifique
Ce n'est qu'au XVIIe siècle que Johannes Kepler (1571-1630) formula ses trois lois du mouvement planétaire, démontrant que les planètes décrivent des orbites elliptiques autour du Soleil. Isaac Newton (1643-1727) compléta cette vision avec sa loi de la gravitation universelle, expliquant pourquoi les corps célestes suivent ces trajectoires.
Aujourd'hui, nous savons que notre Soleil lui-même orbite autour du centre de la Voie lactée à environ 828 000 km/h, entraînant tout le système solaire dans un mouvement de rotation galactique qui dure environ 230 millions d'années. La Lune, quant à elle, orbite autour de la Terre tout en s'en éloignant progressivement d'environ 3,8 cm par an.
Le verset 40 de la sourate Ya-Sin
Le Coran précise également : « Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour ; et chacun vogue dans une orbite. » (36:40). Cette affirmation souligne l'indépendance des trajectoires célestes et l'absence de collision entre les corps, une réalité confirmée par la mécanique céleste moderne.