Le Coran déclare dans la sourate Al-Ma'idah (5:90-91) :
« Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous-en, afin que vous réussissiez. Le Diable ne veut que jeter parmi vous l'inimitié et la haine, en vous faisant croire au vin et au jeu, et vous détourner de l'invocation d'Allah et de la prière. Allez-vous donc y mettre fin ? »
Cette interdiction, révélée au VIIe siècle, apparaît aujourd'hui comme une protection sanitaire remarquablement en avance sur son temps. La science moderne documente en effet, de manière massive et consensuelle, les méfaits de l'alcool sur la santé humaine.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) établit que l'alcool est responsable d'au moins sept types de cancer, touchant la cavité buccale, le pharynx, le larynx, l'œsophage, le sein (chez la femme), le foie et le côlon-rectum. L'éthanol et son métabolite, l'acétaldéhyde, sont tous deux reconnus comme cancérogènes pour l'homme.
Le chirurgien général des États-Unis a publié en 2025 un avis scientifique confirmant le lien causal entre la consommation d'alcool et l'augmentation du risque d'au moins sept types de cancer. Même une consommation modérée — un verre par jour — est associée à une élévation du risque.
Au-delà des cancers, l'alcool est un facteur majeur de maladies du foie (stéatose, hépatite alcoolique, cirrhose), d'atteintes cérébrales, de troubles cardiovasculaires, de dépression et d'anxiété, ainsi que de troubles de l'usage de l'alcool (dépendance).
Le Coran qualifie le vin de « khamr » (خمر), terme qui désigne étymologiquement ce qui « voile » ou « recouvre » la raison. Cette intuition — que l'alcool altère le discernement — est confirmée par la neurobiologie moderne, qui montre que l'éthanol déprime le système nerveux central et perturbe les fonctions cognitives et le jugement.
La convergence entre l'interdiction coranique et les données scientifiques est ici l'une des plus solides qui soient. Il convient toutefois d'apporter une nuance : l'interdiction religieuse est absolue, tandis que la science parle de « réduction des risques » et de seuils de consommation. Mais sur le constat fondamental — l'alcool est nocif pour la santé humaine —, le consensus scientifique est indiscutable.
Note de prudence : La convergence est très solide et consensuelle. La seule nuance à apporter est que la science moderne raisonne en termes de réduction des risques et de doses, alors que l'interdiction coranique est totale. Le constat de nocivité, lui, ne fait aucun doute.